La chaîne du kata de Kyokushin est aussi diverse que le fond d'arts martiaux du fondateur du modèle, MAS Oyama. Le kata appris dès l'abord dans notre régime de formation reflète également la formation plus tôt de MAS l'Oyama et, pareillement, sa formation postérieure est évidente dans notre kata aîné.
Ainsi, le kata tôt sont la plupart du temps basés sur Shotokan (Taikyoku et Pinan) et Kempo chinois (Yantsu) et plus les plus tard, un kata plus flamboyant et plus impressionnant sont dérivés de Goju Ryu. Ceci diffère de quelques modèles, particulièrement les modèles de sport, qui enseignent souvent à ceux-ci le kata basé par Ryu de Goju dès l'abord dans leur formation pour permettre à leurs praticiens de concurrencer plus effectivement en concours de kata.
En Shotokan, les katas se classent dans trois catégories selon leur niveau de difficulté, chaque kata possède un nom qui lui donne son sens ou rappelle son origine.
Vous avez appris les 5 Heian et Tekki Shodan avec le professeur? Vous avez une part de responsabilité pour l'apprentissage des autres katas Shotokan, et ainsi continuer votre progression, soyez proactifs.
Ces vidéos vous seront utiles pour vous remémorer et pratiquer vos kata.
Pour compléter le tout, demandez aux avancés de vous les montrer, achetez les livres Best Karaté, éditions Vigot, écrits par M.Nakayama, et Shotokan karaté do, éditions Amphora, écrits par R. Habersetzer, ou des vidéos.
Au terme d’une analyse qui montre à quel point le kata est une notion complexe, s’il fallait, malgré tout, définir la notion de kata en peu de mots, on pourrait dire que le kata est une structure de l’acte et du rapport à l’autre (entendu au sens le plus large du terme) qui s’inscrit dans un système social stable et hiérarchisé.
Le kata recouvre donc à la fois une pratique et une conception sociale de la vie.
Touchant à la fois aux domaines technique, psychique et social, avec une tendance à la fusion, il est difficile de faire entrer le kata dans les catégories d’analyse habituelles. En analysant la notion de kata, j’ai été amené à utiliser ce terme en un sens peu usuel en japonais. Plutôt que du « kata des guerriers », du « kata de l’art » ou du « kata d’une vie », on parlera en japonais de « voie » .
Le kata se pratique seul ou en groupe. Son étude, dans les arts martiaux comme dans l'art dramatique traditionnel, a pour but le travail de la technique, du kime (puissance)… Les mouvements exécutés dans les katas seuls peuvent ensuite être mis en applications avec un partenaire. Ces exercices sont appelés bunkaï. Les katas se retrouvent dans différents arts martiaux japonais comme le judo, le karaté, le kendo ou encore l'aïkido (qui ne s'enseigne quasiment que sous la forme de katas, que ce soit à mains nues ou aux armes), et au théâtre dans le nô, le kabuki ou encore le bunraku. i l'on compare un budo à un langage, alors les kihon sont le vocabulaire de base, les kata sont des phrases toutes faites et les « applications » (bunkai et entraînements à deux types kumite) sont des mises en pratique dans le langage courant.
Dans les arts martiaux, le kata représente un combat réel contre un adversaire, qui éventuellement peut être imaginaire. Étant codifié de manière rigoureuse, il s'effectue sans surprise et permet notamment de travailler en toute sécurité des techniques qui seraient dangereuses en entraînement de combat, ou alors de travailler dans des conditions plus proches de la réalité du combat — conditions potentiellement mortelles, comme par exemple les kata de sabre exécutés avec un bokken (sabre en bois). Cette arme, à première vue aussi peu dangereuse qu'un bâton de bois, peut se révéler létale entre des mains expertes.